Le 2 février, Patrick Partouche, patron du groupe de casinos éponyme, a été mis en garde à vue durant quelques heures. La raison? Son interpellation dans une enquête sur un dénommé Michel Soret, considéré comme l’un des mafieux niçois. Patrick Partouche, comme quatre autres personnes ayant de diverses connexions avec Soret a été placé en garde à vue pour être entendu dans l’enquête.
Peu après avoir été retenu, Patrick Partouche a été libéré pour des raisons médicales. La garde à vue pourrait être quand-même reprise si besoin est.
Michel Soret est enquêté depuis juin 2009 pour « tenue de jeux clandestins, trafic de cigarettes et extorsion de fonds ». Il n’est pas démontré, mais le patron du réputé groupe de casinos se ferait coupable, aux yeux de la police, d’avoir dissimulé son propre racket exécuté par des mafieux niçois. Les enquêteurs voudraient aussi savoir si des manoeuvres frauduleuses avaient été faites quant aux finances du groupe Partouche. Les quatre individus gardés eux-aussi à vue, employés d’une société de sécurité prestataire du groupe Partouche, sont soupçonnés d’ »extorsion de fonds en bande organisée ».
Le groupe présidé par le renommé homme d’affaires compte 47 casinos en France, dont la plupart dans le sud du pays. De tous les casinotiers de la Toile, Partouche est celui qui a bravé le plus l’interdiction des jeux en ligne. La société a défié la loi, en lançant ses propres sites de jeux avec des serveurs hébergés à l’extérieur de la France, selon l’exemple des sociétés étrangères. Ses démarches ont été inébranlables et Patrick Partouche a fait savoir qu’il fermerait ses sites seulement si toutes les autres sociétés fonctionnant en France en faisaient autant.