James Packer, l’un des plus riches hommes d’affaires d’Australie, et propriétaire de Crown Casino, ne peut plus appliquer la politique de l’autruche quant aux exigences fiscales du gouvernement australien. Le magnat est pris dans une polémique politico-fiscale ayant pour objet les recettes fiscales que l’Etat doit encaisser de son profit.
Les pourparlers, impliquant Packer et les représentants de l’Etat de Victoria, sont en cours depuis quelques semaines. Les négociations devraient aboutir à un nouvel accord fiscal. Dans la presse australienne, la rumeur court que la réécriture du protocole mènera l’impôt sur les revenus de la compagnie à 132 millions de dollars. En principe, Packer accepterait de subir ce prélèvement fiscal, à une condition: être autorisé de déployer 150 nouvelles tables de jeu dans ses casinos.
En ces termes, l’accord conviendrait autant à l’Etat qu’à Packer. Le marché est assez cher pour celui-ci, mais à long terme, un nombre si élevé de tables de poker, blackjack et roulette représente une source juteuse pour son budget.
Cependant, tout n’est pas clair comme l’eau de roche. Les dirigeants de l’Etat de Victoria ne se sont pas hâtés de faire des négociations un sujet de discussions publiques. Le Premier ministre et le Trésorier de l’Etat ont fait quand-même preuve de transparence, en publiant le contenu de leurs discussions avec Packer, notamment pour ne pas fâcher les forums supérieurs qui sont les autorités fédérales australiennes.
James Packer provient d’une puissante famille d’entrepreneurs australiens. Il est le petit fils de Frank Packer et le fils du milliardaire Kerry Packer, qui ont développé en Australie un véritable empire média. Il a hérité la compagnie de la famille, Consolidated Press Holdings Lilmited, qui contrôle les investissements en Crown Limited, Consolidated Media Holdings et d’autres sociétés. Packer a canalisé son énergie pour transformer l’empire médiatique légué par ses prédécesseurs dans un géant de jeux d’argent.